Il a fait de sa passion son métier !

La classe de CM2 de l‘école Jules-Ferry a rencontré Ludovic Bernachot, jardinier à la ville de Bourges, le 23 mars 2018. Il est intervenu pour parler du jardin de Lazenay et donner quelques informations sur son métier et sa passion des jardins. Après l’avoir interviewé, les élèves sont partis avec lui pour faire une visite du jardin. Il a pu ainsi faire découvrir aux élèves de la classe, munis de tablettes pour prendre des photos, plusieurs espèces de plantes qui poussent sur ce site, dont certaines sont rares.

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Quel est Votre premier souvenir de jardin ?

Ludovic Bernachot : « Mon grand-père avait des jardins, mon père avait des jardins, dès mon enfance je courais dans les jardins. Le jardin fait partie de mes souvenirs d’enfance ».

 

Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire ce travail ?

Ludovic Bernachot : « Les plantes, les animaux et un grand intérêt pour la nature. J’ai l’impression de faire ce métier depuis que je marche. Je pense que nous sommes jardinier à partir du moment où nous percevons les odeurs, dés que nous sommes sensibles au toucher et dés que nous regardons. On peut donc être jardinier dès son plus jeune âge. J’aime ce que je fais par-dessus tout et j’ai la chance d’avoir pu faire de cette passion mon métier ».

 

Depuis combien de temps travaillez-vous au jardin de Lazenay et quel est votre premier souvenir de ce jardin ?

Ludovic Bernachot : «Je travaille dans ce secteur depuis six ans mais je ne m’occupe pas uniquement du jardin de Lazenay. Mon premier souvenir c’est la rencontre avec le jardinier qui s’occupait de ce jardin, il s’appelle Bernard Blanchet. Je me rappelle à la fois de l’homme et de mon premier contact avec le jardin ».

 

Quelle est la différence entre les autres jardins dont vous vous occupez et celui de Lazenay ?

Ludovic Bernachot : « Prenons par exemple le jardin qui est à côté de la cathédrale. Là, tout est symétrique, on organise l’espace selon un plan. On met une plante à tel endroit et elle ne doit pas bouger. Dans le jardin de Lazenay c’est l’inverse. Il n’y a pas de plan, c’est la nature qui décide. Les plantes vont là où la nature veut qu’elles aillent et après c’est le jardinier qui enlève les plantes qui ne lui semblent pas nécessaires à cet endroit. C’est l’inverse, on laisse d’abord la nature faire ».

 

Vous n’avez rien semé ici ?

Ludovic Bernachot : « Non, nous n’avons rien semé, on pourrait dire que, là-dessus, nous sommes un peu fainéants ! Mais je pense qu’il y a eu et qu’il y a au jardin de Lazenay des milliards de graines. Cela fait des années que les plantes ont des graines, que les graines vont là où elles veulent. Mais nous les jardiniers nous n’avons semé aucune graine, c’est la nature qui a fait tout le travail ».

 

Combien de temps faut-il pour faire un jardin comme celui de Lazenay ?

Ludovic Bernachot : « J’aurais tendance à dire une éternité parce que c’est la nature qui le fait. Le jardinier ne fait qu’accompagner. Le jardin est en constante création depuis le début ».

 

Y-a-t-il des plantes à éliminer ?

Ludovic Bernachot : « Il n’y a aucune plante à éliminer mais il y a des plantes à gérer. Il y a des plantes que nous souhaitons avoir en petite quantité alors nous les gérons mais jamais nous ne les éliminons ».

 

Y a-t-il des animaux nuisibles ?

Ludovic Bernachot : Non… hormis l’homme !

 

Le jardin de Lazenay est-il unique ?

Ludovic Bernachot : « Tous les jardins sont uniques. Mais peu de jardins sont conçus comme celui de Lazenay ».

 

Y-a-t-il des plantes rares à Lazenay ?

Ludovic Bernachot : « Oui. Nous avons là des plantes qui poussent dans des milieux secs et calcaires, et il y a beaucoup de calcaire dans ce jardin. Nous avons effectivement des plantes quI sont assez rares. Il y a environ 220 espèces végétales dans le jardin. Mais il n’y a pas de plantes endémiques, c’est-à-dire qui ne pousse nulle part ailleurs ».

 

Avez-vous des anecdotes sur ce jardin de Lazenay et sur son implantation ?

Ludovic Bernachot : « Sur son implantation on peut dire que beaucoup de gens ont du mal à trouver ce jardin. Il faudrait faire une signalisation. Là-dessus, il faut que nous accélérions. Et puis beaucoup de personnes sont passées dans le jardin après en avoir entendu parler et ces personnes, souvent, ne font pas le lien entre ce qu’elles ont entendu dire du jardin et ce qu’elles ont vu ».

 

Pourquoi la ville a fait appel à Gilles Clément pour créer ce jardin ?

Ludovic Bernachot : « À la base c’était une carrière. Monsieur Lejeune, qui était alors directeur des espaces verts, avait été à l’école de Versailles*, comme Gilles Clément. Il connaissait son travail et en 1992, il lui a fait appel ». 

 

propos recueillis par les élèves de l’École Jules-Ferry
* École nationale supérieure du paysage

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