Rencontre avec le président du département

Les élèves de la classe de cm2 de l’école Jules-Ferry de Bourges ont rencontré Michel Autissier, le président du conseil départemental. L’élu a expliqué en quoi le projet de création d’un jardin à Noirlac était intéressant pour le Cher d’un point de vue touristique.

La rencontre entre Michel Autissier et les jeunes de l'école Jules Ferry s'est déroulée dans la salle du Duc-Jean, à Bourges.e

Pouvez-vous nous parler de votre première rencontre avec Gilles Clément ?

Michel Autissier : « C’était il y a deux ans lors d’un déjeuner à l’abbaye de Noirlac. Nous avons parlé très longtemps, notamment d’un arbre que j’affectionne : le Ginkgo Biloba. Gilles Clément est quelqu’un de très modeste, très chaleureux. J’apprécie ces qualités humaines. Ce n’est pas un grand causeux, comme on dit en Berry. C’est un homme très attaché à la nature ».

Que diriez-vous pour résumer le travail de Gilles Clément à Noirlac ?

Michel Autissier : « Gilles Clément a très bien intégré ces jardins dans la vallée du Cher. Son projet n’est pas la copie exacte et complète des jardins d’autrefois même si une partie passera par la réfection des anciens jardins. Les espèces ne seront peut-être pas exactement les mêmes, mais il faut savoir que dans l’évolution de l’abbaye il y a eu plusieurs étapes. Le cloître a été construit aux XIIe et XIIIe siècle mais il y a aussi une partie du XVIIIe qui a été créée et démolie. Il y a des arbres très anciens qu’il faut sauvegarder. Enfin, il fallait trouver une unité et c’est ce que Gilles Clément a fait dans son projet ».

Il a fallu du temps pour faire aboutir le projet des jardins à Noirlac ?

Michel Autissier : « Le projet était déjà lancé avant mon arrivée. L’idée de la réhabilitation des jardins de Noirlac date d’une dizaine d’années. Un projet pour lequel Gilles Clément avait été sélectionné comme paysagiste et qui a demandé des études préliminaires très importantes notamment en matière d’archéologie. Et chemin faisant, nous avons imaginé un second projet toujours avec Gilles Clément (lire page 14) ».

Pensez-vous que ces jardins vont être attractifs et produire une activité touristique plus importante ?

Michel Autissier : « Je le pense et je l’espère. Le domaine de l’attractivité de notre territoire m’est cher. Être attractif c’est se donner tous les moyens de séduire pour pouvoir attirer vers soi. Nous avons beaucoup de pépites dans ce département. Nous avons des bâtiments magnifiques, une grande histoire. Il faut additionner ces facteurs de conquête. L’abbaye de Noirlac ne peut pas être simplement un bâtiment le long duquel on passe. Il faut se servir de son ancienneté et de son charme pour qu’il soit vivant. Il y a déjà un centre culturel de rencontre qui vit pleinement. Maintenant nous créons un jardin et après nous ferons des gîtes… ».

Comment le département participe à la mise en place de ce projet ?

Michel Autissier : « Le département est pro-priétaire des lieux et en général c’est le propriétaire qui décide des changements à l’intérieur de sa maison. Depuis plusieurs années nous sommes allés en amont chercher des financements pour pouvoir réaliser ce jardin. Le travail de transformation de l’abbaye dure depuis plusieurs mandatures. Cela fait plus de vingt ans qu’il y a une reprise en main de Noirlac. Je me souviens, quand j’avais votre âge, je passais tous les matins en car de ramassage scolaire devant l’abbaye. L’ensemble était un peu déplorable mais les péripéties de son histoire, l’usine de porcelaine par exemple, lui a permis de survivre et d’arriver jusqu’à nous dans un état pas trop défraîchi malgré tout. Quand je parle de tout cela je pense à un ami de lycée, qui est devenu président du conseil départemental puis vice-président du Sénat, je veux parler de Serge Vinçon. Il avait vraiment repris en main la restauration de cette abbaye qui s’inscrit parmi les plus belles abbayes cisterciennes de France. Par tranche de travaux nous sommes arrivés aujourd’hui pratiquement à sa complète remise en état et maintenant nous en sommes à la réfection des jardins ».

Combien vont coûter ces jardins ?

Michel Autissier : « Je ne peux donner une enveloppe globale car tout cela s’intègre dans un ensemble de dépenses depuis de longues années. Mais depuis les cinq ou sept dernières années on a dû dépenser entre 3 et 4 millions d’euros pour la restructuration des bâtiments et des toitures. Pour l’ensemble des jardins avec les travaux préliminaires, c’est-à-dire les recherches en matière archéologique, les études de sols, les études environnementales, il y a un énorme travail de préparation. Ce dossier est lancé depuis dix ans, sur le plan technique et pratique depuis quatre ans. Les travaux commenceront à la fin de cette année ou au début de l’autre. Vous voyez le temps de préparation pour ces jardins est très long et tout cela se chiffre en centaines de milliers d’euros ».

Quel est l’objectif pour le département ?

Michel Autissier : « Nous souhaitons que le département soit identifié comme un axe majeur pour le tourisme mais aussi pour le développement économique. Ce projet est un atout très fort pour le Cher et pour le Berry. Le but c’est de créer dans le sud du Cher un épicentre du tourisme à partir duquel on pourra rayonner ». ;

 

propos recueillis par les élèves de l’école Jules-Ferry

 


Deux siècles d’histoire

Le département du Cher fait partie de la région Centre Val-de-Loire. Il est en dix-huitième position sur la liste alphabétique des départements de la Métropole.

Les départements ont été créés en 1789 pendant la Révolution française pour rapprocher les citoyens de l’administration. Chaque citoyen devait pouvoir rejoindre la préfecture en une journée de cheval. Les routes départementales pour s’y rendre étaient bordées de platanes pour le confort des voyageurs qui étaient ainsi protégés du soleil. Il existe 95 départements en Métropole et 5 départements en Outre-mer. Le conseil départemental a plusieurs compétences qui lui reviennent :

 

· Action sociale
Il développe des actions au niveau social auprès de différents publics : l’enfance, la protection maternelle et infantile, l’adoption, le soutien aux familles en difficulté, aux personnes handicapées et aux personnes âgées.

· Éducation
Il joue aussi un rôle en matière d’éducation dans la construction des collèges, leur entretien, et l’embauche des personnels de service.

· Voirie
Le conseil départemental s’occupe aussi des aménagements et de l’entretien de la voirie départementale (les routes).

· Culture
La culture est aussi un point fort de son action : avec la gestion de la bibliothèque départementale, des archives, de musées, de la sauvegarde du patrimoine local, et de l’aide apportée aux associations culturelles ou sportives.

 

école Jules-Ferry

 


 

Les petites phrases de Michel Autissier

 

« Deux jardins de Gilles Clément dans le Cher, cela prouve qu’il se sent bien dans le département. C’est un point fort. Gilles Clément est un paysagiste connu, reconnu et c’est une vraie valorisation pour nous ».

« Un jardin c’est passionnant, c’est une ouverture sur la vie, c’est un bon endroit pour se ressourcer. Quand on en a ras-le-bol on va faire un tour dans son jardin et quand on revient on va beaucoup mieux ».

« J’ai des souvenirs merveilleux des jardins. Je suis très attaché aux arbres. Le Ginkgo Biloba est un arbre époustouflant. Cet arbre fait partie de mes grands souvenirs de jardins. »

 

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