Cheminer en connaissance

Près de cent cinquante personnes ont travaillé ensemble pour réaliser ce journal. Ils ont entre 8 et 80 ans et ont vécu une belle expérience intergénérationnelle.

 

Rencontre à l'abbaye

 

Le journal que vous tenez dans les mains ou plutôt ici, le site que vous visitez est le fruit d’une rencontre qui a duré plusieurs mois. Les deux jardins signés par Gilles Clément,

paysagiste, l’un en cours de réalisation à Noirlac, l’autre au sein du quartier du val d’Auron à Bourges, ont été le fil conducteur de cette publication. Le contenu rédactionnel, ainsi que la plupart des illustrations ont été réalisés par cent cinquante personnes durant six mois. Une expérience faite d’échanges et de découvertes.

Témoignage
Gérald Castéras, un des piliers de l’atelier des trois Sabots, atelier d’écriture situé dans l’Allier à la lisière du département du Cher, est un ancien enseignant. Pour lui, intervenir en classe n’était donc pas une expérience nouvelle mais l’échange qui a eu lieu fut une belle aventure.

« L’équipe de Noirlac nous a demandé d’intégrer ce projet qui au départ réunissait cinq classes de Bourges et de Saint-Amand. Nous avons participé à plusieurs séances de travail avec les élèves de Segpa à Saint-Amand. C’est forcément intéressant d’être en contact avec des jeunes dans un contexte inhabituel ».
Parmi les élèves, certains ont été surpris comme Tia : « c’était un peu bizarre de rencontrer en classe des adultes retraités ».

L’atelier des Trois-Sabots était déjà intervenu à Noirlac pour mener un projet avec des enfants mais cette fois, c’est le nom de Gilles Clément qui a suscité l’intérêt général. Il est vrai que le jardinier paysagiste a ses admiratrices : « je connaissais Gilles Clément au travers de lectures notamment avec le jardin en mouvement, je suis même allée une année l’écouter au Collège de France. Je l’ai entendu aussi lors d’une conférence avec le philosophe Bernard Stiegler, quand celui-ci habitait dans la région. Alors ce projet avec l’abbaye de Noirlac et les élèves a réveillé de nouveau mon esprit naturaliste », confie Annick, passionnée par les concepts de Gilles Clément et qui connaît toute sa bibliographie.

Ainsi, les adultes sont donc retournés un peu à l’école, comme le souligne Claudine, il n‘y a pas d’âge pour apprendre : « j’ai découvert beaucoup de choses avec Gilles Clément. Je suis grand-mère et plus j’avance en âge plus j’apprends des choses. Il ne faut pas rencontrer que des gens comme nous. C’est tellement nourrissant aussi de voir et de côtoyer des jeunes qui s’intéressent ».

L’expérience suscite parfois la curiosité. David, élève de Segpa : « tout cela m’a donné envie de faire un jardin en mouvement ». Et il est encore plus convaincu après les visites des jardins de Lazenay et Noirlac et sa rencontre avec Gilles organisée à Bourges. «  Avant je pensais que tous les jardins étaient symétriques, bien décorés. Quand j’ai vu le jardin de Lazenay, ça a été pour moi un retournement, ce n’était pas du tout ce que j’imaginais ».

Angèle quant à elle a retenu que le jardinier fait avec, mais il ne fait pas contre. « Nous avons appris que dans un jardin il n’y a pas d’un côté du bon et de l’autre du mauvais. Le jardinier ne passe pas son temps à couper ! »

Tia sait maintenant que tout le monde est jardinier au sein du jardin planétaire mais elle a également retenu beaucoup d’informations après la rencontre avec Michel Autissier,

président du conseil départemental. Rencontre particulièrement bien préparée par les élèves de Philippe Boursault directeur de l’école Jules-Ferry à Bourges. « On sait maintenant à quoi sert le conseil départemental » dit Tia.

Quelques membres de la rédaction éphémère se sont réunis à Noirlac pour dire leur ressenti.

Les apprentis journalistes ont appris sur le terrain.
Si, pour Jordan, le jardin de Lazenay est « un peu fouillis » la découverte du métier de journaliste l’a amené à entreprendre de son côté, avec un copain, un reportage sur les marais de Bourges où de nombreux jardiniers cultivent leurs légumes. « J’aime bien m’y promener, alors nous sommes allés interviewer des gens qui y travaillaient et nous avons même fait une vidéo. »

Après les reportages, il a fallu écrire : « Je ne savais pas vraiment comment on travaillait dans la presse, j’ai appris ça aussi » explique Tia.
Grâce à ce cheminement, jeunes et moins jeunes ont retenu que le savoir n’est pas un enclos et un peu comme le jardin, il est toujours en mouvement. Il est source d’épanouissement au fil des saisons et au fil des années.

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